Archive pour la catégorie ‘la critique’

La rubrique rock’n'roll

Jeudi 14 juin 2007

Les Stones ont toujours autant d’énergie sur scène. Dylan a retrouvé la pertinence et la verve de sa jeunesse. Les Who n’ont jamais aussi bien joué ni les Stooges été aussi méchants. La bonne blague. La liste des poncifs est longue concernant les dernières créations de nos chers baby boomers. La vérité est malheureusement moins rose au pays du rock gériatrique: le dernier Stones est au mieux décevant, le Dylan soporifique, le Who inaudible et le Stooges policé (belle antithèse).Triste bilan. Que faut-il alors attendre d’un nouveau disque de McCartney? A soixante-quatre ans, l’âge de prendre une retraite bien méritée, voici que Macca nous livre Memory Almost Full son énième album solo. Lire le reste de cet article »

La rubrique rock’n'roll

Mardi 10 avril 2007

Ce texte est paru dans 1er Degré n°2.

Les temps ont changé

Sur l’un des mur de la pièce d’où j’écris ces lignes, est affichée une reproduction photographique (vulgairement appelé poster) représentant Robert Zimmerman lors d’une séance d’enregistrement d’Highway 61 Revisited. Fender Jazz Bass en bandoulière, harmonica en berne, on perçoit dans le regard du maître une extrême conscience de la modernité de son acte. Nous sommes en été 1965 et Bob Dylan a fait le choix le plus difficile et le plus courageux de sa carrière: dorénavant sa musique sera électrique ou ne sera pas. Les rock critics de la planète entière se sont trop longtemps épanchés sur les conséquences de cette décision, je ne vais pas relancer le débat. Toutefois, la compréhension de l’Histoire est nécessaire pour aborder le véritable sujet de cette chronique: Modern Times, la dernière livraison de Bob Dylan.

Autant vous le dire tout de suite, ce disque, par certains aspects, est décevant. Si Time out of Mind, survolé par un Love Sick magistral et traversé par de nombreux traits de génies, avait marqué la naissance d’un “nouveau” Dylan acceptant l’emprunte du temps, le doute a commencé à renaître lors de la sortie de Love and Theft en 2001. Dylan semblait à nouveau prisonnier d’une formule, sensation confirmée aujourd’hui à la parution de Modern Times. Auto-parodie, mid-tempo somnolents et gimmicks blues mous du genou, voilà ce qui est offert en pâture à l’auditeur à la première écoute. Pourtant ce disque n’est pas mauvais. La voix de Bob a gagné en charme ce qu’elle a perdu en précision et en verve, les musiciens, très pros, brodent à la perfection autour des mélodies parfois légères parfois mélancolique ce qui confère à l’ensemble un son boisé plutôt élégant. On est plus proche de l’orchestre de chambre que du groupe pop qui conquis l’Angleterre en 1966.

Mais Dylan a vieilli, tout comme ces auditeurs, et, désormais, sa seule envie et de s’inscrire dans la continuité de la musique populaire qu’il a jadis bouleversée. Cette fois la révolution est inverse et Dylan semble avoir définitivement apprivoisé sa Stratocaster, celle-ci ne s’invitant plus que pour quelques licks bluesy forts convenus. On se souviendra avec émotion de l’injonction de Dylan à ces musiciens à l’entame d’un Like A Rolling Stone d’anthologie: Play fuckin’ loud! Un conseil que le maître ne prodiguera sans doute jamais plus à ces mercenaires. Les temps ont changés.

Une fois le disque apprivoisé, force est de constater que l’ensemble est cohérent – à l’exception de cette reprise de Rollin’ And Tumblin’, blues stéréotypé a jamais défiguré par Clapton – et agréable à écouter (comme un album de Dylan ne devrait malheureusement pas l’être). Mais on attend forcément plus du prophète de Duluth. On attend certainement trop d’un vieil homme de 65 ans.

W. Perks pour 1er Degré

BUBBA HO-TEP

Jeudi 14 décembre 2006

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Elvis est vivant. La tête remplie de souvenirs plus ou moins amers il coule des jours paisibles mais ennuyeux dans l’asile de vieux d’un bled perdu du Texas. Lire le reste de cet article »