La souillure
Préparez-vous à lire ici une vérité abominable qui vous fera perdre le sommeil et vous plongera peut-être dans la folie. Probablement que, dans un premier temps, votre cerveau se refusera tout simplement à accepter les faits tant ils remettent en cause la vision du monde communément admise. Vision qui semblait couler de source, comme l’air qu’on respire ou la chaude caresse des rayons du soleil. J’éprouve un certain remords à vous sortir de cette torpeur innocente. Mais il le faut.
Cependant, si vous ne vous sentez pas la force de découvrir ce qui va suivre, il n’est pas encore trop tard pour abandonner cette lecture. Si, maintenant déjà, vous avez de la peine à affronter les vicissitudes du quotidien, laissez tomber. Les révélations de 1er degré ne sont pas faites pour vous. Je ne vous lancerai pas la pierre car il faut une grande puissance de caractère pour oser regarder la vérité en face. D’ailleurs je ne pourrais jurer que mon esprit soit sorti indemne de ces années de solitude consacrées à sonder les gouffres insoupçonnés qui cernent l’humanité de toutes parts.
L’être humain est biologiquement proche des singes, tout le monde le sait. Mais mes recherches éclairent ces constatations de faits bien plus choquants encore. L’homme est si proche de ses cousins inférieurs que des accouplements entre les espèces ne sont pas rares et ceci depuis le paléolithique, comme j’en ai trouvé la trace dans de nombreux mythes répartis tout autour du globe.
Ces pratiques répugnantes continuent aujourd’hui à l’abri des hauts murs des zoos ou dans l’anonymat moite de la forêt équatoriale. Des hommes et des femmes frustrés sexuellement ou tout simplement rendus fous par la solitude s’accouplent avec des chimpanzés et autres orangs-outangs. Si vous en doutez, il vous suffira de visionner le fameux film ″Gorilles dans la brume″ pour en être convaincus. Il faut dire que certaines espèces de grands singes tels les bonobos vivent une telle frénésie sexuelle au quotidien qu’il est difficile pour les scientifiques qui les étudient et qui vivent si proches d’eux de résister à leurs pulsions. Tôt ou tard, affaiblis par les fièvres, ils finissent par céder aux indécentes sollicitations de ces animaux libidineux.
Pouvez-vous vous figurer l’intimité de ce coït, sa chaleur, l’odeur nauséabonde du pelage crasseux, les halètements bestiaux, les hurlements des autres singes du groupe pris de démence et qui forment une ronde infernale autour de vos deux corps fichés l’un dans l’autre ? Soudain un cri se fait entendre, plus abominable que tous les autres, un râle démoniaque qui vous glace le sang. C’est à l’instant où vous prenez conscience que ce bruit ignoble surgit de votre propre gorge que vous perdez connaissance.
Au travers de cette fornication impie, nos malheureux éthologues sont infectés de pathologies dont la simple description pourrait vous ôter à tout jamais l’envie de vivre. Leur corps se couvre d’ulcères et dégage une odeur pestilentielle car ils pourrissent littéralement de l’intérieur. Leurs déjections empoisonnent le sol et ils vomissent un sang épais. Le sida, la fièvre hémorragique et la syphilis n’ont d’autre origine que ces accouplements contre-nature.
Mais il y a bien pire : à cause de notre proximité génétique ces actes barbares ont donné naissance à des bâtards. Le sang de notre espèce a été irrémédiablement souillé au fil des siècles par celui des primates, créant des monstres hybrides qui avancent masqués. De leurs ancêtres simiesques, ils ont hérité de difformités hideuses qui ont provoqué chez eux un sentiment d’infériorité inavouable et une haine tenace pour les hommes de race pure. De leurs ancêtres humains, ils ont hérité de suffisamment d’intelligence pour pouvoir se fondre dans la société et y passer inaperçus.
Pour camoufler leurs jambes courtes et arquées, leur pilosité et leur absence de cou, ils s’habillent d’un costume deux pièces et se mêlent à la foule. Ils sont naturellement de tous les combats pour la défense de l’environnement et plus particulièrement des forêts tropicales. Lentement ils tissent leur toile et l’on ne peut que frémir en conjecturant sur le sort qu’ils réservent à l’humanité.
3 mai 2007 à 9:22
C’est très prenant comme lecture !
Il y a une alternative à la sexualité débordante des bonobos, société dirigée par les femelles.
c’est la masturbation.
C’est très libérateur !
3 mai 2007 à 9:42
Monsieur Jaquet, que je connais bien, m’a laissé entendre qu’un de ces spécimens aurait accédé aux plus hautes fonctions de l’Etat et qu’il siégerait actuellement au Conseil fédéral… Mais j’en ai déjà trop dit.
3 mai 2007 à 10:01
Quelqu’un a du Xanax® ?
3 mai 2007 à 13:14
Ça alors ! Ce sont donc ces immondes rejetons qui prônent l’écologie au mépris indécent de la croissance, j’aurais dû le parier.
3 mai 2007 à 21:25
http://www.youtube.com/watch?v=xcQ-6HbXEy4
Et voici un petit reportage dans les coulisses de 1er degré. Devinez qui est qui …
3 mai 2007 à 21:26
Je précise que moi, je tiens la caméra.
4 mai 2007 à 10:04
Eh oui, très estimé Mix, l’esprit affûté par vos dessins depuis pas mal d’années déjà, on avait “odoré” (”subodoré” serait faible, eu égard à la pestilence dont il s’agit) - on avait donc odoré la présence d’un de ces simiesques OGM parmi nos Sages.
Mais, dites-moi, - c’est à M. Jaquet que je m’adresse maintenant -, dans
sa frénésie rutuelle, l’un de ces Grands Aînés n’aurait-il pas fauté avec un pittbull? ceci expliquerait “cela”, ce petit je-ne-sais-quoi qui expliquerait que cet OGM-là soit plus M que les autres ?
4 mai 2007 à 10:07
…erratum: (avant-dernière ligne de l’articulet)
(…) “ce petit je-ne-sais-quoi qui FAIT que” etc. (…)
sorry, mal réveillé ce matin…